"Mon prochain objectif est le Marathon de Tokyo..." : découvrez l'interview de Nicolas Duplàa.

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Le vainqueur du Marathon des Sables vous raconte son aventure en espadrilles. 

Il y a des coureurs qui cherchent la performance, d’autres l’aventure. Nicolas Duplàa, lui, court pour quelque chose de plus grand : ses racines. Originaire de la Soule, adepte revendiqué de l’espadrille comme symbole identitaire, il a fait de ses foulées un pont entre traditions basques et défis extrêmes. Du relief de Tardets aux immensités brûlantes du Marathon des Sables, il porte avec lui l’âme du Pays Basque et les valeurs de la Marque 64.

Rencontre avec l’homme qui remporte le Marathon des Sables de Jordanie en espadrilles.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Nicolas Duplàa, j’ai 39 ans. Je suis originaire de Tardets-Sorholus, père de trois enfants, et je travaille dans une entreprise informatique à Orthez.

 

Le relief basque est réputé exigeant. En quoi t’a-t-il aidé à préparer une épreuve extrême comme le Marathon des Sables ?
Le désert de Jordanie n’a pas de relief comparable : beaucoup de sable, peu de dénivelé. Je ne me suis pas entraîné spécifiquement sur sable, faute de temps. Par contre, j’ai fait beaucoup de longues sorties et de montagne. Courir ici, chez nous, forge les cuisses, le cardio, et t’habitue à te faire mal. Sur une course où il fait très chaud et où il faut pousser le corps au maximum, cet entraînement en montagne m’a clairement aidé.

 

Quels sont tes terrains de jeu favoris au Pays basque ?
Je retourne souvent du côté de Tardets, à la Madeleine ou à la passerelle d’Holzarte. Ce sont des lieux importants pour moi. Je suis aussi président d’un club de course à pied et nous avons organisé une course à la Madeleine en juin. C’est un endroit où je m’entraîne régulièrement.

 

Y a-t-il un lieu du Pays basque que tu visualises pour te donner du courage dans les moments difficiles ?
Lors d’une course au Maroc, au même format que le Marathon des Sables, j’ai aperçu une dune qui ressemblait au Pic d’Orhy. Ce n’était pas une hallucination, mais c’était très déroutant. Dans ma tête, le Pic était là, juste à côté. Cette image m’a reconnecté à mes racines et m’a aidé à avancer.

 

Quel paysage t’a le plus marqué pendant ta course dans le désert ?
Les immensités. Les roches rouges-orangées qui changent de couleur selon la lumière du soleil. Tu te sens minuscule, seul. C’est un sentiment que j’aime bien, celui d’être perdu dans l’immensité. Et puis il y a un détail qui m’a marqué : mes traces d’espadrilles dans le sable. Les coureurs derrière moi les suivaient, ça les rassurait. Ils se disaient : « Nicolas est passé par là ». Ça m’a fait sourire.

 

Quels sont tes objectifs pour les prochaines années ?
Le Marathon de Tokyo. Je n’ai pas encore de dossard, mais c’est un objectif important, car ce serait mon dernier des six « majors » après New York, Boston, Londres et Chicago. Pour l’année prochaine, ça semble compliqué, mais le projet reste.
J’aimerais aussi refaire un Marathon des Sables, peut-être en Namibie au mois de mai, toujours en espadrilles.
Et je veux continuer d’organiser ma course en espadrilles à Mauléon.

 

Justement, tu mets souvent en avant les espadrilles dans ton image publique. Qu’est-ce qu’elles représentent pour toi ?
Les espadrilles symbolisent mon attachement à la Soule et plus largement au Pays basque. Je cours avec pour promouvoir notre région, son identité et surtout son savoir-faire. Ici, les fabricants d’espadrilles sont des artisans remarquables. En courant en espadrilles, j’allie le sport et la culture, et ça me tient vraiment à cœur.

Porter du 64, c’est un clin d’œil à tes origines ou une vraie force dans les moments difficiles ?
C’est d’abord une fierté. Pour moi, 64 est l’une des plus belles marques du Sud-Ouest. Sur une course comme le Marathon des Sables, je représente l’image de 64, donc je n’ai pas le droit de lâcher. Ça me donne de la force.
Au bivouac, les gens voyaient mes drapeaux basque et 64, et ils identifiaient immédiatement d’où je venais et ce qui m’animait. Oui, porter du 64 me pousse à aller plus loin.

 

Et pour finir, que représente la Marque 64 pour toi ?
64, ce sont les valeurs du Pays basque : la culture, le savoir-faire, la qualité. Chaque produit raconte quelque chose, par sa matière ou son graphisme. C’est une marque qui respecte ses racines, et ça me parle.

À travers ses défis extrêmes et ses espadrilles qui laissent leur empreinte jusque dans les dunes, Nicolas Duplàa incarne un certain esprit basque : exigeant, fidèle, créatif et profondément attaché à sa terre. Son parcours illustre parfaitement les valeurs que la Marque 64 défend chaque jour : authenticité, qualité, identité, transmission.

En le suivant dans ses aventures, de la Soule aux déserts du monde, on comprend que courir peut être un acte culturel aussi bien qu’un défi sportif. Nicolas avance, mais ce sont ses racines qui le guident. Et dans le sable, ses traces racontent une histoire qui nous dépasse un peu.

 

Un grand bravo à Nicolas !

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